La pirogue

La pirogue à balancier est présente dans toutes les aires de souches culturelles et linguistiques d’origine austronésienne, depuis les îles de Madagascar, Andaman et Nicobar à l’extrême ouest dans l’Océan Indien, jusqu’aux îles mélanésiennes au sud de l’Océan Pacifique, micronésiennes au nord et polynésiennes à l’est.


Un Symbole 

Nommée va’a, la pirogue dite «  à balancier » est également appelée vaka, waka. Présente dans toutes les aires de souches culturelles et linguistiques d’origine austronésienne, elle est le symbole fort du lien fondamental que l’Homme des îles entretient avec la mer. Moyen de transport, de communication, de luttes et d’échanges, elle est l’essence même de la civilisation polynésienne.

Un Territoire

Moyen de transport des hommes, des plantes et des animaux nécessaires à leur subsistance lors des migrations, la pirogue véhicula également leur organisation sociale, politique et religieuse à travers le Pacifique. Ainsi, va’a désigne la pirogue, mais pas exclusivement. Son concept est beaucoup plus large car il fait référence aux hommes d’un même groupe et à leur territoire, appelée « va’a mata’eina’a » aux îles de la Société. La pirogue de voyage recevait le nom de la lignée, nom qui était aussi celui de la terre quittée et qui deviendra le nom de la terre conquise.

Une Embarcation 

Forme d’embarcation unique, la pirogue repose toujours sur la même conception d’architecture navale : une coque étroite couplée à un flotteur. Que cette coque soit reliée à un flotteur ou à une autre coque, ou encore que deux flotteurs supportent une plate-forme réservée aux marins, son principe reste le même : celui que les Occidentaux reprendront plusieurs millénaires plus tard dans la fabrication des bateaux les plus rapides au monde et qu’ils nommeront catamarans ou encore multicoques.

 

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